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16 Jan 2026

Éco-conception :

le CEREC donne son feu vert à la chromatogénie

Chromatogénie et recyclage, feu vert du CTP

Le CEREC, créé conjointement par Revipac et Citeo, évalue l’aptitude au recyclage des emballages papier‑carton. Il vient de publier un nouvel avis général sur la « chromatogénie », une technologie de fonctionnalisation des fibres qui suscite depuis plusieurs années un intérêt croissant dans le secteur de l’emballage.

Cet avis apporte un éclairage précieux à un moment où les industriels, fabricants d’emballages comme metteurs en marché, cherchent des solutions répondant à la demande du marché de réduire la quantité de plastique utilisée dans les emballages ménagers conciliant au mieux performance technique, réduction des impacts et compatibilité avec la filière de recyclage.

La chromatogénie repose sur un principe simple : greffer, en quantité infime, des acides gras à la surface des fibres pour leur conférer des propriétés barrières. Contrairement à d’autres technologies, elle n’ajoute pas de couches supplémentaires et ne modifie pas la nature du matériau. Elle agit en surface, de manière ciblée, presque chirurgicale et cette sobriété en fait une solution particulièrement pertinente dans une logique d’éco‑conception.

Chromatogénie, une innovation pour l'emballage apte au recyclage.

L’avis du CEREC confirme ce que beaucoup pressentaient : utilisée dans des conditions maîtrisées, la chromatogénie est compatible avec les procédés industriels de recyclage existants. Une clarification importante qui ouvre la voie à son déploiement.

L’intérêt de cette technologie est de permettre une simplification profonde de la composition des emballages papier‑carton.

Là où l’on recourait autrefois à des multicouches papier‑plastique, à des enductions PE ou à des films barrières complexes, la chromatogénie offre des performances similaires avec  une réduction de la part de plastique, qui était nécessaire jusqu’à présent pour apporter les propriétés barrières nécessaires à la production du produit emballé. Elle permet ainsi de concevoir des emballages répondant aux besoins fonctionnels des metteurs en marché tout en restant fidèles à l’ADN du papier‑carton : la recyclabilité. Elle permet de réduire la part de plastique dans les emballages en papier-carton, qui devait être éliminée lors de l’étape de recyclage. Mais elle permet aussi aux producteurs de proposer à leurs clients une alternative fibreuse aux emballages monomatériaux en plastique.

Dans un contexte où – à l’image du PPWR – les exigences réglementaires se renforcent et où les attentes sociétales convergent vers des emballages plus sobres et plus durables, la chromatogénie apparaît comme un nouveau levier stratégique. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique d’éco‑conception « design for recycling » qui structure désormais les stratégies des fabricants et des distributeurs s’agissant des emballages.

Après l’avis du BfR, qui avait validé l’aptitude de la chromatogénie au contact alimentaire, l’avis du CEREC  marque une étape importante en complétant les étapes de validation du procédé sous l’angle environnemental. Il apporte de la visibilité, sécurise les choix techniques et encourage l’innovation. Pour la filière papier‑carton, c’est une nouvelle occasion de démontrer sa capacité à évoluer, à se réinventer et à proposer des solutions alliant performance, sobriété et circularité.